Le mauvais coup d'une «bonne» originaire de Fès
Une famille casablancaise embauche une «bonne» originaire de Fès pour entretenir la maison. L'employée s'acquittera bien de sa tâche. Elle gagnera la confiance de ses employeurs. Une confiance aveugle dont elle tentera de profiter
Une famille casablancaise embauche une «bonne» originaire de Fès pour entretenir la maison. L'employée s'acquittera bien de sa tâche. Elle gagnera la confiance de ses employeurs. Une confiance aveugle dont elle tentera de profiter ...Les employées de maison appelées plus couramment « bonnes », se font rares de nos jours. A Casablanca, bien des familles se trouvent contraintes de rechercher pendant longtemps, voire d'user de leurs relations pour trouver une domestique. Le plus souvent, c'est dans les périphéries de la métropole et des provinces de Khouribga, de Settat... que la « bonne » tant espérée est trouvée.
La famille d'un médecin, appelons-le Driss B., a attendu longtemps avant de trouver une domestique. La femme de Driss travaille et éprouve des difficultés à assumer à la fois ses responsabilités au boulot et à la maison. Le couple ne manquera pas d'aviser ses proches et amis pour les aider trouver une « bonne ».
A Fès, une des connaissances de la famille contacte les parents de Houria qui est âgée de 24 ans. Elle obtient leur accord pour qu'elle travaille comme domestique chez la famille du médecin à Casablanca. Le médecin et sa femme apprennent la nouvelle avec satisfaction. Ils sont contents du travail fourni par la jeune fille durant les premiers jours ayant suivi son arrivée. Ils la traitent désormais comme leur propre fille. Mieux, ils commencent à lui faire totalement confiance.
Houria reste aussi taciturne que docile. Tout ce qu'on lui demande, elle l'exécute sans grogner. Et cela ne faisait que renforcer la confiance et l'estime que ses employeurs lui vouent.
Les jours se succèdent et Houria devient un membre à part entière de la famille. D'un consentement mutuel, le médecin et sa femme lui remettent une copie des clés de la maison. Un geste qui leur coûtera cher.
Un jour, alors qu'ils venaient de rentrer chez eux, le médecin et sa femme sont intrigués par le silence plat qui règne dans la maison. L'idée que Houria plongeait dans un sommeil profond leur effleure l'esprit. Pour quelques secondes seulement ! Car après l'avoir cherchée dans touts les coins de la maison, ils ne trouveront aucune trace d'elle. A la chambre à coucher, ils seront plus qu'étonnés de constater que le cadenas du placard a été défoncé. En cherchant ses bijoux qu'elle place habituellement dans un coffret, la femme du médecin ne trouve rien. Non seulement ses bijoux ont disparu, mais d'autres objets de valeur et un ordinateur se sont également volatilisés. Le butin est d'une valeur de 400.000 DH !
Désormais, le couple trahi se détrompe au sujet de sa « bonne » considérée pourtant comme sa propre fille. Le mari avise aussitôt la police. A ce moment-là, Houria avait déjà quitté la ville.
Les enquêteurs de la police judiciaire d'El Fida, en collaboration avec ceux de Fès, entament une enquête sur la jeune fille dans sa ville natale. Ils finiront par l'interpeller chez ses parents. Sans antécédents, Houria ne se fera pas prier pour dénoncer ses deux complices. Ceux-ci ont écoulé le butin à 8 bijoutiers. Ces derniers, et pour ne pas laisser de traces, ont tenté de fondre les bracelets en or objet de recel. Houria dénoncera également deux autres complices, deux filles chez qui elle plaçait ses « économies » amassées au gré de ses vols. Après son interpellation, tous ses petits calculs sont tombés à vau l'eau.
Source Le Reporter



Postez votre commentaire