Baisse du rideau au Palais Badii sur la 44ème édition du FNAP
Rehaussée par la présence notamment, du ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, du ministre du Tourisme et de l'artisanat, M. Mohamed Boussaid et du wali par intérim de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, M. Bouchaïb El Moutaouakil, cette soirée a été marquée par l'organisation d'un grand spectacle animé par une palette de troupes des arts populaires issues des différentes régions du Royaume.
Dès les premières heures de la soirée, le Palais Badii, berceau de ce festival depuis 1960, a commencé à recevoir un grand nombre de spectateurs de différentes franges d'âge qui, emportés par le charme, la magie et l'authenticité des chants et danses du terroir, ont applaudi et encouragé vivement leurs stars préférées pour leur talent confirmé.
Près d'une heure et demie durant, des artistes de renommée, avec tant de professionnalisme, ont convié l'assistance à suivre une série de shows inédits, à travers un long périple traversant les différentes régions culturelles du Maroc profond.
Suivi avec enchantement et émerveillement par le public, ce spectacle tourne autour de l'histoire d'un des plus jeunes membres de la troupe ancestrale de Sidi H'mad Ou Moussa (acrobates), un enfant âgé de 11 ans qui se présente pour sa première fois au Moussem. Tellement envoûté, il s'intègre au sein de l'ambiance festive jusqu'à épuisement, qui l'oblige à sombrer dans un sommeil réparateur.
Il rêve et dans son rêve il s'imagine abandonné des H'mad ou Moussa et part à leur recherche, en voyageant donc à travers nombre de régions du Royaume. C'est ainsi qu'il découvre des chants et des danses, participe à leur transe, mais sans jamais retrouver les siens. Il continue son périple, jusqu'au moment où par enchantement, il perçoit dans son rêve, le son fluide de la flûte des musiciens de Sidi H'mad ou Moussa.
Il se réveille et se retrouve entre les siens qui continuent leur performance comme ils avaient commencé avant qu'il ne s'endorme. Il reprend sa place d'acrobate, mais son merveilleux voyage, reste ancré dans son imaginaire, un beau rêve qui se réalisera un jour. C'est ainsi que les retrouvailles seront célébrées en grande pompe.
C'est dans une ambiance de liesse et de fête des plus festives que le grand public a pu donc soutenir chaleureusement ces grands artistes, qui ont consacré une grande partie de leur vie à la préservation de ce patrimoine ancestral combien riche et diversifié, tout en les saluant sur l'espoir de les retrouver lors d'une nouvelle édition de ce festival.
Avec tant d'abnégation, d'amour pour l'art et d'attachement aux racines, ces artistes ont su également emporter, avec brio, ce patrimoine ancestral du Maroc profond au-delà des frontières nationales.
Au c'œur de l'un des plus importants monuments historiques de la cité ocre, plus d'une quinzaine de troupes folkloriques se sont, ainsi, succédées sur une scène de 600 m2, sous les applaudissements et les encouragements des festivaliers et des mordus de l'art ancestral du Royaume.
C'est ainsi que le public a pu suivre des spectacles hautement exécutés par des formations musicales de taille, telles "Hadarates Rhoum El Bakkali" de Chefchaouen, "Ghaita", "Mengouchi", "Aissawa", "Abidat R'ma", "Ahidous", "Tazaouite", "Ahouach Imintanoute", Ahouach Ouarzazate", "Rokba", "Ahouach Tissint", "Houara", "Alfourssane", "Dekka", "Gnaoua", "Al Geudra" et "Ouled Sidi H'mad Ou Moussa".
l'un des moments forts de ce festival étant la parade féerique des différentes troupes folkloriques participantes, organisée le 17 juillet, faisant le départ de la place de la liberté, en parcourant le long de boulevard Mohammed V, avant d'achever sa marche au Palais Badii.
Alors que la capacité d'accueil du Palais Badii (scène principale) a été renforcée (2.100 places), ce festival a bénéficié d'une large diffusion via, l'aménagement de scènes et d'espaces grand public à la Place Bab Ighli comme à la Place El Harti, ou encore dans les quartiers "Massira", "m'hamid", "Sidi Youssef Ben Ali", "Daoudiate", "Bab Lakhmis" et "Bab Doukala".
Quant à la scène de "Bab Ighli" qui a été aménagée de manière à accueillir quelque 40.000 spectateurs, durant chaque soirée, du 19 au 22 juillet, elle a accueilli des spectacles exceptionnels qui relatent la diversité et la richesse du patrimoine musical national. Châabi, Raï, Hssani, Amazigh, Art Pop nouvelle génération ont ainsi à l'honneur à cette occasion.
C'est ainsi que les festivaliers ont pu apprécier les prestations exécutées par un aréopage de jeunes artistes et de groupes musicaux, tels que "Sami Ray", "Derb l'Funk", "Groupe Tarik Lamirat", "Fnaire", "Jbara", "Mwanssa", "Orchestre Tahour", "Groupe Bassma", "Tagada", "MC Flan", "Rachida Talal", "n'Hass", "Hel Lemkane", et "Tachinouite".
Avec un budget de près 6 millions de dirhams, une trentaine de troupes populaires participantes, près de 780 artistes au total, 8 scènes de quartiers, 350.000 spectateurs durant les 9 jours de ce festival et 170 journalistes représentant des médias nationaux et internationaux, cette nouvelle édition a connu un grand succès à tous les niveaux.
Source: MAP



Postez votre commentaire