Naissance d'une filière énergétique de l'avenir
Selon une récente étude, cette filière profite d'un contexte propice, d'une volonté au plus haut niveau de l'État et de l'intérêt
Selon une récente étude, cette filière profite d'un contexte propice, d'une volonté au plus haut niveau de l'État et de l'intérêt des investisseurs. Une filière naissante, dans un contexte propice, une volonté au plus haut niveau de l'État et des acteurs aux aspirations différentes, avec déjà un acteur de premier plan. C'est en ces termes qu'une récente étude sur les énergies renouvelables esquisse le tableau de l'essor annoncé d'une filière de l'avenir au Maroc.Le contexte dans lequel cette filière prend naissance est propice pour plusieurs considérations, selon les auteurs de cette étude réalisée par l'Observatoire de l'entrepreneuriat (Groupe BMCE). En effet, explique-t-on, ce contexte est marqué par une consommation en constante croissance, au moment où le pays est dépendant à plus de 90% des importations de combustibles fossiles pour la production de son électricité, alors même que le Royaume dispose d'importants gisements en énergies renouvelables.En fait, la consommation énergétique nationale a progressé de 5,6% en moyenne par an depuis 2002. Cette demande globale est appelée à croître davantage dans les prochaines années, selon cette étude, pour accompagner la mutation de la société, notamment les habitudes de consommation, et surtout la réalisation des grands chantiers lancés et programmés (Plan vert, Émergence industrielle, infrastructures autoroutières, portuaires et aéroportuaires, etc.). Ainsi, la demande en énergies primaires devrait doubler d'ici 2020 et tripler d'ici 2030. La demande en électricité devrait pour sa part plus que doubler d'ici 2020 et quadrupler à horizon 2030.L'option des énergies renouvelables est donc largement justifiée, surtout que le pays possède d'importants atouts dans le domaine. En effet, le Maroc dispose d'un potentiel éolien important estimé à près de 25 000 MW sur l'ensemble du territoire et ses 3 500 km de côtes. De même, le Royaume dispose de plus de 3 000 heures par an d'ensoleillement et d'un rayonnement moyen supérieur de 30% aux meilleurs sites européens.En voulant se montrer déterminé à mettre à profit ce potentiel pour relever le défi de l'indépendance énergétique, l'État a accordé une place de choix aux énergies renouvelables dans la nouvelle politique énergétique déclinée le 6 mars 2009. Pour concrétiser ce choix, quatre structures ont été aménagées. Il s'agit de la transformation du CDER en Agence nationale de développement de l'efficacité énergétique et des energies renouvelables, du lancement de l'agence MASEN (Moroccan Agency for Solar Energy), de la création de la Société d'investissement énergétique (SIE) et de la mise en place de l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles. Parallèlement, on est en train de mettre en place un important arsenal juridique et réglementaire qui devra permettre, au-delà du volet de régulation et de l'encadrement légal, de favoriser et de sécuriser les investissements dans le secteur.Enfin, ajoute l'étude, le Maroc met à la disposition des investisseurs et opérateurs une palette d'outils facilitant leur intégration industrielle. Il en est ainsi de la création d'un technopôle à Oujda (Clean Tech), dédié aux activités de fabrication des équipements des énergies renouvelables. Pour le moment, le secteur compte un peu moins de quatre-vingts sociétés, de taille modeste pour la plupart. Nareva Holding «se distingue du lot et reste, pour le moment, le seul acteur national capable de s'arrimer aux différents grands projets d'envergure lancés et prévus dans le secteur», alors que les PME-PMI marocaines du secteur cherchent à se faire une placeSource: LE Matin



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