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Tout ce qu'il faut savoir sur La Grippe A(H1N1) - Dossiers -

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I - Grippe A(H1N1): le niveau d'alerte pandémique passe en phase 6Déclaration du Directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, Dr Margaret ChanMesdames, Messieurs,Fin avril, l’OMS a annoncé qu’un nouveau virus de la grippe A avait fait son apparition.Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau.Ce virus est contagieux, se propageant facilement d’une personne à l’autre, et d’un pays à l’autre. À l’heure où je vous parle près de 30 000 cas confirmés ont été notifiés dans 74 pays.

I - Grippe A(H1N1): le niveau d'alerte pandémique passe en phase 6Déclaration du Directeur de l'Organisation mondiale de la Santé, Dr Margaret ChanMesdames, Messieurs,Fin avril, l’OMS a annoncé qu’un nouveau virus de la grippe A avait fait son apparition.Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau.Ce virus est contagieux, se propageant facilement d’une personne à l’autre, et d’un pays à l’autre. À l’heure où je vous parle près de 30 000 cas confirmés ont été notifiés dans 74 pays. Ce n’est qu’une partie du tableau. À quelques exceptions près, les pays enregistrant un grand nombre de cas sont des pays dotés de bons systèmes de surveillance et de dépistage.Dans certains pays, on ne peut plus remonter des chaînes de transmission interhumaine clairement définies. Dans plusieurs régions du monde, le virus circule désormais largement au sein de la population générale. La poursuite de cette propagation est considérée comme inévitable.Je me suis entretenue avec d’éminents spécialistes de la grippe, des virologistes et des responsables de la santé publique, et conformément aux procédures établies dans le Règlement sanitaire international, j’ai sollicité l’avis d’un comité d’urgence constitué à cette fin.Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation par ces spécialistes, les critères scientifiques définissant une pandémie de grippe sont remplis.J’ai donc décidé d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6.La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé.Nous sommes dans les tout premiers jours de la pandémie. Le virus se propage mais nous le maintenons sous très étroite surveillance.Aucune pandémie antérieure n’a été décelée aussi tôt ni surveillée d’aussi près, en temps réel, dès le tout début. Le monde peut maintenant recueillir le fruit des investissements consentis depuis cinq ans pour la préparation en cas de pandémie.Nous avons une longueur d’avance. Ce qui nous place en position de force. Mais c’est également pour cela que l’on sollicite notre avis et que l’on nous demande de rassurer car les données dont on dispose sont limitées et l’incertitude scientifique reste considérable.Grâce à une surveillance étroite, à des investigations approfondies et à une notification honnête des pays, nous pouvons nous faire une première idée de la propagation du virus et des pathologies qu’il peut provoquer.Nous savons également que ce premier tableau très incomplet peut évoluer très rapidement. Les virus dictent leurs propres règles et comme tous les virus grippaux, celui-ci peut modifier les règles, sans rime ni raison, à tout moment.Au niveau mondial, nous avons de bonnes raisons de penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours, sera de gravité modérée. Comme nous le savons par expérience, la gravité peut varier d’un pays à l’autre en fonction de nombreux facteurs.D’après les données factuelles actuellement disponibles, dans l’énorme majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète, souvent en l’absence de toute forme de traitement médical.Au niveau mondial, la mortalité est faible. Chacun de ces décès est tragique et nous devons nous préparer à ce qu’il y en ait d’autres. Néanmoins nous ne nous attendons pas à une augmentation soudaine et spectaculaire du nombre d’infections graves ou mortelles.Nous savons que le nouveau virus H1N1 infecte de préférence des personnes jeunes. Dans pratiquement toutes les régions qui ont connu des flambées importantes et durables, la majorité des cas sont survenus chez des personnes de moins de 25 ans.Dans certains de ces pays, près de 2% des sujets ont présenté des symptômes graves, évoluant souvent très rapidement vers une pneumonie engageant le pronostic vital.La plupart des cas d’infection graves et mortels ont touché des adultes entre 30 et 50 ans.Ce tableau est sensiblement différent de celui que l’on observe au cours des épidémies de grippe saisonnière, au cours desquelles ce sont surtout les personnes âgées fragiles qui décèdent.Un grand nombre de cas graves sont survenus chez des personnes présentant des affections chroniques préexistantes, mais pas uniquement. Compte tenu des données préliminaires limitées dont on dispose, les problèmes de santé le plus souvent observés sont les maladies respiratoires, notamment l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies auto-immunes et l’obésité.Par ailleurs, il est important de noter qu’environ le tiers à la moitié des infections graves et mortelles surviennent chez des jeunes adultes et des adultes d’âge mûr précédemment en bonne santé.Incontestablement, les femmes enceintes présentent un risque accru de complications. Ce risque accru revêt une importance supplémentaire lorsque le virus, comme c’est le cas de celui-ci, infecte de préférence des individus plus jeunes.Enfin, et c’est peut-être ce qui nous préoccupe le plus, nous ne savons pas comment ce virus se comportera dans les conditions qui sont normalement celles des pays en développement. A ce jour, la grande majorité des cas ont été décelés et étudiés dans des pays relativement riches.J’aimerais souligner deux raisons parmi d’autres qui alimentent cette inquiétude. Tout d’abord, plus de 99% des décès maternels, qui sont un indicateur de la médiocre qualité des soins pendant la grossesse et l’accouchement, surviennent dans les pays en développement.Deuxièmement, près de 85% de la charge des maladies chroniques et concentrée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Même si la pandémie semble être de gravité modérée dans les pays relativement riches, la prudence veut que l’on s’attende à un tableau plus sombre lorsque le virus se propagera à des régions où les ressources sont limitées, où les soins de santé laissent à désirer et où la prévalence des problèmes médicaux sous-jacents est élevée.Mesdames et Messieurs,Une des caractéristiques des pandémies est leur propagation rapide à toutes les parties du monde. Au siècle dernier, cette propagation a généralement pris de 6 à 9 mois, alors même que la plupart des voyages internationaux se faisaient par bateau ou par train. Les pays doivent être prêts à voir apparaître des cas, ou à voir augmenter le nombre de cas dans un proche avenir. Les pays où les flambées semblent avoir atteint leur pic doivent se préparer à une deuxième vague d’infection.Des recommandations concernant les mesures spécifiques de protection et de précaution ont été adressées aux ministères de la santé de tous les pays. Les pays qui n’enregistrent pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants.Les pays où la transmission est étendue devraient se concentrer sur la prise en charge appropriée des patients. Le dépistage et l’investigation des cas devraient être limités car ce sont des mesures qui demandent beaucoup de moyens et qui peuvent très rapidement épuiser les capacités.L’OMS a maintenu un dialogue étroit avec les fabricants de vaccins antigrippaux. Il semble que la production des vaccins contre la grippe saisonnière s’achèvera sous peu et que l’intégralité de la capacité de production pourra être exploitée pour fabriquer le plus grand nombre possible de vaccins contre la grippe pandémique au cours des mois à venir.En attendant la mise à disposition de vaccins, un certain nombre d’interventions autres que pharmaceutiques peuvent conférer une certaine protection.L’OMS continue à recommander qu’aucune restriction ne soit apportée aux voyages et qu’il ne soit procédé à aucune fermeture de frontières.Les pandémies de grippe, quelle que soit leur gravité, sont des événements remarquables en raison de la sensibilité pratiquement universelle de la population mondiale à l’infection.Nous sommes tous concernés et c’est tous ensemble que nous ferons face.Je vous remercie.II - Qu'est-ce que la phase 6' La phase 6 indique la présence d'une pandémie selon la définition de l'OMS. Quelle est la gravité de la situation'Actuellement, l'OMS considère la gravité globale de la pandémie grippale comme modérée. Cette évaluation repose sur des éléments scientifiques dont dispose l'OMS et sur des informations fournies par les États Membres sur l'impact de cette pandémie sur leur système de santé et leur fonctionnement économique.Cette évaluation modérée résulte des observations suivantes:* La plupart des personnes touchées se sont remises de l'infection sans nécessiter d'hospitalisation ou de soins médicaux.* Globalement, les niveaux nationaux de morbidité grave due à la grippe A(H1N1) semblent similaires à ceux observés localement pendant les périodes de grippe saisonnière, même si des niveaux élevés de morbidité sont apparus dans certains établissements et zones localisées.* D'une manière générale, les hôpitaux et les systèmes de soins de santé de la plupart des pays ont été en mesure de faire face aux nombres de personnes à soigner, même si les établissements et les systèmes de santé de certaines localités ont été très sollicités.L'OMS s'inquiète des caractéristiques générales des cas graves et des décès pouvant en résulter, observés actuellement principalement chez des individus jeunes, y compris les cas auparavant en bonne santé et ceux présentant une pathologie préexistante ou une grossesse.Les pays ayant signalé des flambées épidémiques de grande ampleur ne sont pas nombreux et le spectre clinique complet de la maladie n'est pas encore connu.L'OMS s'attend-elle à une évolution de la gravité de la pandémie au cours du temps'La gravité de la pandémie peut évoluer avec le temps et varier selon le lieu ou la population.Une surveillance étroite de la maladie et un partage régulier et en temps utile des informations entre l'OMS et ses États Membres au cours de la pandémie sont essentiels pour établir de futures évaluations de la gravité qui seront pratiquées si nécessaire.Ces futures évaluations de la gravité reflèteront l'effet d'un ou plusieurs des facteurs suivants:* modifications du virus;* vulnérabilités sous-jacentes;* dépassement des capacités des systèmes de santé.La pandémie est actuellement à un stade précoce de son évolution et de nombreux pays n'ont pas encore été substantiellement touchés.Que fait l'OMS pour répondre à cette situation'L'OMS continue d'apporter son appui à tous les pays pour répondre à cette situation. Le monde ne peut baisser la garde et l'OMS doit l'aider à reste prêt et à améliorer sa préparation.Le soutien apporté aux pays par l'OMS prend trois formes: recommandations techniques, soutien matériel et formation du personnel des systèmes de santé.Le principal souci de l'OMS est de renforcer et d'appuyer les systèmes de santé des pays les plus démunis. Ces systèmes de santé doivent être en mesure de prévenir, de détecter et de traiter les cas de maladie associée au virus A (H1N1) et d'atténuer les effets de ces maladies.L'OMS travaille également à la constitution de stocks de médicaments (antiviraux et antibiotiques notamment) et d'un éventuel vaccin pandémique, pour rendre ces produits plus accessibles et plus abordables pour les pays en développement.Les antiviraux, comme les vaccins, jouent un rôle important dans le traitement et la prévention. Cependant, il est peu probable que les stocks d'antiviraux existants puissent répondre à la demande. L'OMS travaille en étroite collaboration avec les industriels afin d'accélérer le développement d'un vaccin sûr et efficace. Des vaccins pourront être préparés, mais cela prendra quelques mois.Il sera donc indispensable de faire un usage rationnel de ressources limitées et les médicaments ne sont qu'une composante de la réponse. L'OMS distribue également des kits diagnostiques, des médicaments, des masques et des gants pour les milieux de soins, les équipes d'experts scientifiques et les techniciens médicaux, de manière à ce que les pays démunis puissent répondre à des épidémies locales.Une pandémie conduit les autorités nationales à se mobiliser pour metre en oeuvre les plans de préparation, identifier les cas aussi efficacement que possible et réduire au minimum le nombre de cas graves et de décès par un traitement approprié.L'objectif est de réduire l'impact de la pandémie sur la société.Que faire maintenant' Quelles mesures dois-je envisager à mon niveau' Rester informé. Se renseigner auprès de sources fiables, dont le Ministère de la santé, pour savoir quoi faire pour se protéger et rester au courant des dernières évolutions de la pandémie. Des informations intéressant plus spécifiquement les communautés sont disponibles auprès des autorités sanitaires locales ou nationales.Continuer également à consulter le site Internet de l'OMS qui diffuse des pratiques de prévention simples et des conseils généraux.L'OMS ne recommande pas d'imposer des restrictions aux voyages et ne dispose pas de preuves de l'existence d'un risque lié à la consommation de porc cuit.III - Qu’est-ce que la nouvelle grippe A(H1N1) 'Qu’est-ce que la nouvelle grippe A(H1N1) 'Il s’agit d’une grippe causée par un nouveau virus A(H1N1) qui n’avait jamais circulé auparavant chez l’homme. Ce virus n’est lié à aucun virus ancien ou actuel de la grippe saisonnière.Comment les gens contractent-ils le virus 'Le virus se transmet d’homme à homme aussi facilement que celui de la grippe saisonnière normale, lorsque des personnes infectées toussent ou éternuent et que les gouttelettes infectées sont inhalées ou contaminent les mains ou des surfaces.Pour prévenir la propagation de la maladie, les personnes malades doivent se couvrir le nez et la bouche lorsqu’elles toussent ou éternuent, rester chez elles si elles ne se sentent pas bien, se laver les mains régulièrement et se tenir autant que possible à l’écart des personnes bien portantes.On n’a connaissance d’aucun cas d’infection humaine consécutive à une exposition à des porcs ou à d’autres animaux.Quels sont les signes ou les symptômes d’infection 'Les premiers signes de la grippe A(H1N1) sont de type grippal: fièvre, toux, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, maux de gorge et écoulements nasals, parfois accompagnés de vomissements ou de diarrhée.Pourquoi est-on si préoccupé par l’éventualité de cette pandémie, alors que des centaines de milliers de personnes meurent chaque année des épidémies saisonnières 'Les épidémies saisonnières de grippe se produisent chaque année et le virus change tous les ans, mais beaucoup de gens possèdent une certaine immunité contre le virus circulant, ce qui permet de limiter les infections. Pour éviter que les gens ne tombent malades et ne décèdent, certains pays utilisent également les vaccins contre la grippe saisonnière.Mais le virus grippal A(H1N1) est nouveau, la plupart des gens ne sont pas ou sont peu immunisés contre celui-ci et il pourrait donc provoquer davantage d’infections que la grippe saisonnière. L’OMS collabore étroitement avec l’industrie pour accélérer la mise au point d’un vaccin sûr et efficace mais il faudra attendre quelques mois avant que celui-ci soit disponible.La nouvelle grippe A(H1N1) semble aussi contagieuse que la grippe saisonnière et le virus se propage rapidement, notamment chez les jeunes (de 10 à 45 ans). Les manifestations de la maladie peuvent aller de symptômes très bénins jusqu’à des affections graves pouvant entraîner la mort.La majorité des personnes qui contractent le virus sont atteintes de la forme bénigne de la maladie et guérissent sans traitement antiviral ni soins médicaux. Parmi les cas plus graves, plus de la moitié des personnes hospitalisées souffraient de pathologies sous-jacentes ou avaient un système immunitaire affaibli.La plupart des gens sont atteints d’une forme bénigne de la maladie et guérissent chez eux. Quand faut-il consulter un médecin 'Il faut consulter un médecin en cas de difficultés respiratoires ou si la fièvre persiste plus de trois jours. Les parents doivent consulter un médecin si leur enfant respire rapidement ou difficilement, s’il a de fièvre de façon constante ou s’il a des convulsions.Dans la plupart des cas, il suffit que le malade reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique pour soulager les douleurs (chez l’enfant et le jeune adulte, il faut utiliser un antalgique sans aspirine en raison du risque de syndrome de Reye.)IV - Peut-on voyager en toute sécurité' Peut-on voyager en toute sécurité'Oui. L'OMS ne recommande pas de restreindre les voyages à cause de la flambée épidémique de grippe A(H1N1). Aujourd'hui, les voyages internationaux sont rapides et un grand nombre de personnes se rendent dans différentes parties du monde. Imposer des restrictions aux voyages ne contribuerait guère à empêcher le virus de se répandre mais perturberait énormément la communauté mondiale.La grippe A(H1N1) a déjà été confirmée dans de nombreuses parties du monde. L'important maintenant est de limiter le plus possible l'impact de la maladie en repérant rapidement les cas et en offrant des soins médicaux adéquats aux malades plutôt que de chercher à l'empêcher de se propager au niveau international. De plus, la détection des signes et symptômes de la grippe chez les voyageurs peut être une technique de surveillance efficace, mais elle n'aide pas à limiter la propagation de la maladie car le virus peut se transmettre d'une personne à une autre avant l'apparition des symptômes.Les recherches scientifiques basées sur les modèles mathématiques montrent que des restrictions aux voyages auront un effet limité voire nul sur la propagation de la maladie, ce que confirment les archives sur les pandémies de grippe qui se sont produites par le passé ainsi que l'épisode du SRAS.L’OMS recommande-t-elle des dépistages aux points d’entrée et de sortie des pays pour savoir si des gens malades voyagent'Non. Nous ne pensons pas que les dépistages d’entrée et de sortie permettront de réduire la propagation de cette maladie. Toutefois, les mesures appliquées à l’échelle nationale pour faire face à un risque de santé publique sont du ressort des autorités nationales, en vertu du Règlement sanitaire international (2005).Les pays qui adoptent des mesures interférant de manière importante avec le trafic international (par exemple en retardant le départ d’un passager de plus de 24 heures ou en refusant l’entrée ou la sortie d’un pays à un voyageur) doivent fournir à l’OMS les arguments et les données de santé publique qui sous tendent une telle mesure. L’OMS assurera le suivi de ces questions avec l’ensemble de ses pays Membres.Les voyageurs doivent toujours être traités avec dignité et dans le respect des droits de l’homme.V - Utilisation des médicaments antiviraux contre la grippe A(H1N1)À quelles fins peut-on utiliser des médicaments antiviraux contre la grippe A(H1N1)'Jusqu'à présent, la plupart des personnes qui avaient contracté le nouveau virus A(H1N1) ont présenté des symptômes de type grippal (tels que maux de gorge, toux, écoulement nasal, fièvre, malaise, céphalées, douleurs articulaires/musculaires) et se sont rétablies sans traitement antiviral.Les antiviraux peuvent atténuer les symptômes et réduire la durée de la maladie, tout comme pour la grippe saisonnière. Ils peuvent aussi contribuer à prévenir la survenue d'une forme grave ou d'un décès. La grippe A(H1N1) est due à un nouveau virus et seul un petit nombre de personnes infectées ont été traitées contre cette grippe avec des antiviraux. L'OMS est en contact avec les autorités de santé publique et les cliniciens des pays touchés et rassemble des informations sur le degré d'efficacité de ces médicaments.À quels médicaments antiviraux ce virus grippal répond-il'Il existe deux classes d'antiviraux contre la grippe: les inhibiteurs de la neuraminidase tels que l'oseltamivir et le zanamivir et les adamantanes, tels que l'amantadine et la rimantadine. Les tests pratiqués sur les virus provenant de malades mexicains et américains ont indiqué que les virus H1N1 actuels sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase, mais résistants à l'autre classe d'antiviraux, les adamantanes.Le virus peut-il devenir résistant à l'oseltamivir et au zanamivir'Une résistance aux antiviraux utilisés contre la grippe peut se développer. C'est pourquoi, l'OMS et ses partenaires surveillent le niveau de résistance aux antiviraux.Dans quelles circonstances doit-on administrer les antiviraux'Les médicaments antiviraux doivent être utilisés conformément aux plans nationaux de préparation à la pandémie de grippe. Les autorités de santé publique de certains pays ont décidé de traiter les personnes susceptibles d'avoir cette maladie dans le cadre des mesures de santé publique.Lorsqu'ils disposent de médicaments antiviraux pour un éventuel traitement, les cliniciens doivent prendre leur décision en fonction du risque individuel pour le patient. Le rapport risque/bénéfice doit aussi être évalué au cas par cas.Dois-je prendre un antiviral dès maintenant pour le cas où j'attraperais le nouveau virus'Non. Vous ne devez prendre un antiviral, tel que l'oseltamivir ou le zanamivir, que si votre médecin vous le prescrit. Personne ne devrait acheter de médicaments pour prévenir ou combattre la nouvelle grippe sans ordonnance. La plus grande prudence est recommandée lors de l'achat de médicaments sur internet.Que fait l'OMS pour procurer des médicaments antiviraux aux pays à titre de préparation à la pandémie'La première priorité de l'OMS est de fournir un stock d'urgence de médicaments antiviraux aux pays qui n'en disposent pas ou dont le stock est insuffisant ou encore qui sont dans l'incapacité de se procurer ces médicaments par eux-mêmes.L'OMS collabore aussi avec les États Membres, les donateurs et d'autres groupes possédant des stocks et disposés à les partager avec l'OMS en vue de distribuer des antiviraux aux pays qui en ont besoin.Quels seront les médicaments fournis et de quelles quantités de ces médicaments l'OMS dispose-t-elle'L'OMS avait un stock mondial d'environ cinq millions de cures d'oseltamivir pour adulte. Une partie de ce stock a déjà été distribuée par le biais des Bureaux régionaux de l'OMS, qui gèrent l'affectation et la distribution de ces médicaments. L'OMS est en train actuellement de distribuer les trois millions de cures adultes restantes aux pays en développement qui en ont besoin.L'OMS continue d'évaluer les besoins et de collaborer avec les fabricants pour obtenir davantage de dons d'antiviraux. Une fois ces dons reçus, des quantités supplémentaires d'antiviraux seront distribuées.Quels pays recevront ces médicaments et comment seront-ils sélectionnés'L'OMS a organisé le premier déploiement de ses stocks d'antiviraux à l'intention de 72 pays. La priorité a été donnée aux pays vulnérables, en tenant compte des capacités de production et d'acquisition nationales. Si nécessaire, d'autres pays recevront un appui par le biais des stocks des Bureaux régionaux.Qu'adviendra-t-il si ce premier déploiement d'urgence s'avère insuffisant'L'OMS est en pourparlers avec les fabricants au sujet de la nécessité éventuelle d'intensifier la production. D'après l'OMS, les fabricants auraient des plans pour produire rapidement de grandes quantités de traitements.Pour le compte de ses États Membres, l'OMS œuvrera à se procurer des quantités supplémentaires d'antiviraux en fonction des besoins, soit par des dons, soit par des achats au prix le plus bas possible.VI - Vaccins contre le nouveau virus grippal A(H1N1)Existe-t-il déjà un vaccin efficace contre le nouveau virus grippal A(H1N1)'Non, mais des travaux sont déjà en cours pour metre au point un tel vaccin. Les vaccins antigrippaux contiennent généralement une forme morte ou affaiblie d'un virus circulant. Le vaccin prépare le système immunitaire à défendre l'organisme contre une infection vraie. Pour que la protection conférée par le vaccin soit maximale, le virus qu'il contient doit correspondre relativement étroitement au virus circulant de "type sauvage". Le virus H1N1 étant un nouveau virus, il n'entre actuellement dans la fabrication d'aucun vaccin. La fabrication d'un nouveau vaccin antigrippal peut prendre de cinq à six mois.Quelles implications aurait la déclaration d'une pandémie sur la production de vaccins antigrippaux'L'annonce par l'OMS de l'entrée en phase 6 de l'alerte pandémique ne se traduira pas automatiquement par la demande aux fabricants de vaccins d'interrompre immédiatement la production de vaccins antigrippaux saisonniers et de débuter celle de vaccins pandémiques. La grippe saisonnière pouvant aussi rendre gravement malades les personnes qu'elle touche, l'OMS prendra en compte plusieurs points importants, comme l'épidémiologie et la gravité de la maladie, pour décider quand émettre des recommandations formelles à ce sujet. Entretemps, l'OMS continuera d'agir en collaboration étroite avec les agences chargées de la réglementation et autres et avec les fabricants de vaccins.Quelle importance auront les vaccins contre la grippe A(H1N1) dans l'endiguement de la pandémie'Les vaccins constituent l'un des moyens les plus utiles pour protéger les individus pendant les épidémies et les pandémies de grippe. Parmi les autres mesures applicables, figurent l'utilisation de médicaments antiviraux, le maintien d'une distance sociale et l'hygiène personnelle.Le vaccin actuellement disponible contre la grippe saisonnière fournit-il une protection contre la grippe A(H1N1)'Les meilleurs éléments scientifiques disponibles à ce jour sont incomplets, mais laissent à penser que les vaccins antigrippaux saisonniers ne protègent que peu, voire pas du tout, contre la grippe A(H1N1).Que fait l'OMS pour faciliter la production de vaccins contre le virus grippal A(H1N1)'Dès que les premiers cas humains d'infection par le nouveau virus A(H1N1) ont été connus de l'OMS, le Centre collaborateur de l'OMS d'Atlanta [Centers for Disease Control and Prevention (CDC)] a pris des mesures immédiates et a commencé à travailler au développement de virus vaccinaux expérimentaux. L'OMS a également lancé des consultations avec les fabricants de vaccins dans le monde pour rendre plus facilement disponible tout le matériel nécessaire pour débuter la production de vaccins contre la grippe A(H1N1). En parallèle, l'Organisation collabore avec les autorités de réglementation nationales pour s'assurer que le nouveau vaccin antigrippal remplisse tous les critères d'innocuité et soit disponible aussi rapidement que possible.Pourquoi l'OMS ne demande-t-elle pas déjà aux fabricants de vaccins de passer de la production du vaccin antigrippal saisonnier à celle d'un vaccin contre la grippe A(H1N1)'L'OMS n'a pas recommandé d'interrompre la production du vaccin contre la grippe saisonnière car cette maladie provoque 3 à 5 millions de cas de formes graves et tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année. Il est donc important de continuer à vacciner contre la grippe saisonnière. En outre, interrompre immédiatement la production de vaccin antigrippal saisonnier ne permettrait pas de fabriquer plus rapidement le vaccin pandémique. À ce stade, l'OMS est en liaison étroite avec les fabricants de vaccins, de sorte que la production à grande échelle du vaccin pandémique pourra débuter dès que cela sera indiqué.Est-il possible que les fabricants de vaccins produisent à la fois les vaccins antigrippaux saisonnier et pandémique'Il existe plusieurs options possibles, qui doivent être examinées sur la base des éléments disponibles.Quel est le processus de développement d'un vaccin pandémique' Une souche vaccinale a-t-elle été identifiée, si oui par qui'Le vaccin contre le virus grippal A(H1N1) sera produit par des procédés de préparation des vaccins antigrippaux sous licence qui permettent de cultiver les virus vaccinaux sur des œufs ou des cultures cellulaires. Des souches vaccinales expérimentales ont été identifiées et préparées par le Centre collaborateur de l'OMS à Atlanta [Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique]. Ces souches ont maintenant été reçues par les autres Centres collaborateurs de l'OMS (1), qui se sont aussi lancés dans la préparation de virus vaccinaux candidats. Une fois mises au point, ces souches seront distribuées sur demande à tous les fabricants intéressés. Elles devraient être disponibles mi-mai.Dans quels délais les vaccins contre la grippe A(H1N1) seront-ils disponibles'Les premières doses de vaccin contre la grippe A(H1N1) pourraient être disponibles dans les cinq à six mois suivant l'identification de la souche pandémique. Les procédures d'autorisation réglementaire seront menées en parallèle avec le développement du procédé de fabrication. Les autorités de réglementation ont mis en place des procédures accélérées, qui ne compromettent ni la qualité, ni l'innocuité du vaccin. Les retards dans la production pourraient résulter de difficultés pour cultiver la souche virale utilisée pour préparer le vaccin.Sur quels critères les fabricants seraient-ils sélectionnés'Il existe actuellement plus d'une dizaine de fabricants de vaccins disposant de licences pour produire des vaccins antigrippaux. Chacun d'eux pourra obtenir sur demande de la souche vaccinale, tout comme d'autres fabricants de vaccins qualifiés qui se préparent à fabriquer le vaccin antigrippal, mais n'ont pas encore d'homologation pour un vaccin de ce type.Quelle est la capacité de production mondiale pour l'éventuel vaccin contre la grippe A(H1N1) pandémique' Est-elle identique à la capacité mondiale de production du vaccin anti-H5N1'Il est impossible d'utiliser les projections concernant la capacité de production d'un vaccin anti-H5N1 pour obtenir directement une estimation de la capacité de production d'un vaccin contre le virus H1N1. Les virus H5N1 et H1N1 sont différents et la quantité d'antigène nécessaire pour garantir l'efficacité des vaccins anti-H1N1 peut différer de celle requise pour les vaccins anti-H5N1. Une estimation précise est donc impossible. Néanmoins, au vu de ces considérations, on estime de manière prudente la capacité mondiale de production du nouveau vaccin à 1 à 2 milliards de doses par an au minimum.Comment la capacité de production de vaccins antigrippaux est-elle repartie géographiquement'Plus de 90% de la capacité mondiale de production se situe actuellement en Europe et en Amérique du Nord. Cependant, au cours des cinq dernières années, d'autres régions ont commencé à acquérir la technologie nécessaire pour produire les vaccins antigrippaux. C'est ce qu'ont fait six fabricants de pays en développement, avec le soutien technique et financier de l'OMS.Quelles exigences s'appliqueront au stockage du vaccin contre la grippe A(H1N1)'Ce vaccin devra être stocké en conditions réfrigérées entre 2 °C et 8 °C.Il s'est avéré impossible jusqu'à présent de développer des vaccins contre les principales maladies entraînant une forte mortalité comme le VIH/sida et le paludisme. À quel point pouvons-nous être surs qu'il n'y aura pas d'obstacles scientifiques ou autres à la mise au point d'un vaccin efficace contre la grippe A(H1N1)'Habituellement, la mise au point des vaccins antigrippaux ne pose pas de problème. Ces vaccins sont utilisés chez l'homme depuis de nombreuses années et sont connus pour être immunogènes et efficaces. Chaque année, des vaccins contre la grippe saisonnière de contenu variable sont produits pour affronter la saison de la grippe dans l'hémisphère nord et dans l'hémisphère sud. Les fabricants de vaccins mettent en œuvre diverses technologies pour développer leurs produits. Ils tirent parti notamment des nouvelles approches élaborées ces dernières années pour préparer les vaccins contre la grippe aviaire (H5N1).L'une des principales inconnues est le rendement de production du virus vaccinal, dans la mesure où certaines souches se cultivent mieux que d'autres et où le comportement de la nouvelle souche grippale A(H1N1) dans les systèmes des fabricants n'est pas encore connu. De nouvelles technologies recombinantes sont en cours de développement, mais leur utilisation n'a pas encore été approuvée.Les vaccins contre la grippe A(H1N1) seront-ils efficaces dans tous les groupes de population'Aucune donnée n'est disponible sur ce point, mais il n'y a également aucune raison d'escompter qu'ils ne le soient pas, compte tenu des informations actuelles.Le vaccin contre la grippe A(H1N1) sera-t-il sans danger'Les vaccins autorisés sont soumis à des normes très sévères en matière d'innocuité. Toutes les précautions possibles seront prises pour garantir l'innocuité des vaccins contre le nouveau virus A(H1N1).Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine (syndrome de Guillain-Barré)'Le syndrome de Guillain-Barré est un trouble aigu affectant le système nerveux. Il s'observe à la suite de diverses infections, dont la grippe. Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l'ordre d'un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin.Les vaccins pandémiques seront fabriqués selon les normes établies. Cependant, il s'agira de produits nouveaux, de sorte qu'ils comporteront un risque inhérent de provoquer des réactions légèrement différentes chez l'homme. Une surveillance étroite et l'investigation de toutes les manifestations indésirables graves suite à l'administration du vaccin seront indispensables. Les systèmes de surveillance de l'innocuité font partie intégrante des stratégies de mise en œuvre des vaccins contre la nouvelle grippe pandémique. Le contrôle de la qualité pour la production des vaccins antigrippaux s'est substantiellement amélioré depuis les années 1970.Sera-t-il possible d'administrer le vaccin contre le nouveau virus grippal A(H1N1) en même temps que d'autres vaccins'Le vaccin antigrippal inactivé peut être administré en même temps que d'autres vaccins injectables, mais ces vaccins doivent être injectés en des sites d'injection différents.Si le virus provoque une pandémie légère pendant les mois chauds et évolue pour donner une forme beaucoup plus dangereuse dans les six mois qui suivent, les vaccins en cours de développement actuellement seront ils efficaces'Il est trop tôt pour prédire les évolutions du virus A(H1N1) car il continue de circuler chez l'homme, ou encore le degré de similitude du virus muté avec le virus actuel. Une surveillance attentive des évolutions du virus A(H1N1) est en cours. Cette surveillance étroite et constante aidera à apporter une riposte rapide si l'on détecte des modifications importantes du virus.Y-aura-t-il assez de vaccins contre la grippe A(H1N1) pour tout le monde'On ne pourra estimer le temps nécessaire pour fabriquer assez de vaccins pour vacciner la population mondiale contre la grippe pandémique que lorsque les fabricants de vaccins seront en mesure de déterminer la quantité d'ingrédient actif (antigène) requise pour préparer une dose de vaccin efficace contre cette grippe.Au cours des deux dernières années, la capacité de production de vaccins antigrippaux s'est accrue fortement grâce à l'agrandissement des installations de production et aux progrès de la recherche, concernant notamment la découverte et l'utilisation d'adjuvants. Les adjuvants sont des substances ajoutées au vaccin pour le rendre plus efficace, ce qui permet d'économiser l'ingrédient actif (antigène).Quel est le point de vue de l'OMS concernant la justice et l'équité dans la disponibilité du vaccin'Le Directeur général de l'OMS a appelé à la solidarité internationale en réponse à la situation actuelle. L'OMS considère l'objectif de garantir à tous les pays un accès juste et équitable aux mesures de riposte comme l'une de ses plus grandes priorités. Pour réaliser cet objectif, elle collabore très étroitement avec ses partenaires, dont les producteurs industriels de vaccins.Qui sera probablement considéré comme prioritaire pour la vaccination par le futur vaccin pandémique'Cette décision est prise par les autorités nationales. Elle est guidée par le suivi en temps réel par l'OMS de l'évolution de la pandémie, dont les résultats sont rendus publics. À mesure que les informations deviendront disponibles, il sera possible de mieux définir les groupes à haut risque et de cibler ces groupes dans le cadre de la vaccination, ce qui permettra d'obtenir un effet maximal avec des moyens limités.L'OMS organisera-t-elle des campagnes de vaccination de masse contre la grippe A(H1N1)'Non. Les autorités nationales mettront en oeuvre des campagnes de vaccination en fonction du plan national de préparation à une pandémie. L'OMS examine la possibilité de conditionner le vaccin sous forme d'ampoules multidoses afin de faciliter la vaccination rapide et efficace de grands nombres de personnes.Les pays en développement ont acquis beaucoup d'expérience dans l'administration de campagnes de vaccination à l'échelle d'une population pour répondre à des urgences de santé publique dues à des maladies infectieuses, comme par exemple la méningite pandémique et la fièvre jaune, et dans le cadre des programmes d'éradication de la polio et de lutte contre la rougeole.Dans quelle mesure la vaccination contre le virus pandémique de grands nombres de personnes dans les pays en développement sera-t-elle réalisable'Les pays en développement disposent d'une expérience stratégique et pratique considérable dans la délivrance de vaccins dans le cadre de campagnes de vaccination de masse. Le principal problème ne sera pas la faisabilité de cette opération, mais de garantir en temps utile l'accès à des quantités suffisantes de vaccins.À combien estime-t-on à l'échelle mondiale le nombre de doses de vaccin contre la grippe saisonnière utilisées chaque année'La demande annuelle se situe actuellement à moins de 500 millions de doses par an.Le vaccin antigrippal saisonnier continuera-t-il d'être disponible'Actuellement, il n'existe aucune recommandation incitant à interrompre la production du vaccin contre la grippe saisonnière.(1) National Institute for Biological Standards and Control (UK), Food and Drug Administration/Center for Biologics Evaluation and Research (USA), New York Medical College (USA), Victorian Infectious Diseases Research Laboratory (Australia)VII - Certaines personnes sont-elles plus à risque'Certaines personnes sont-elles plus à risque'Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si certaines populations (par exemple les jeunes, les personnes âgées, ou les personnes présentant d’autres affections médicales) pourraient être davantage touchées par la flambée, ou si elles présentent un risque accru de maladie grave. L’OMS recommande à chacun de prendre des précautions pour éviter la propagation de l’infection.Y a-t-il des recommandations particulières destinées aux femmes enceintes'Oui, elles sont vulnérables. Comme tout le monde, elles doivent prendre toutes les précautions voulues.VIII - Conseils pour éviter de contracter la grippe A(H1N1)Que puis-je faire pour éviter de contracter la grippe A(H1N1)'La principale voie de transmission du nouveau virus grippal A(H1N1) semble être la même que celle de la grippe saisonnière, à savoir via des gouttelettes respiratoires émises lorsqu’on parle, qu’on éternue ou qu’on tousse.On peut se prémunir contre l’infection en évitant un contact rapproché avec des personnes présentant des symptômes de type grippal (en essayant dans la mesure du possible de maintenir une distance d’environ 1 mètre) et en prenant les mesures qui suivent :* éviter de se toucher le nez et la bouche;* se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique, et ce régulièrement (surtout si l’on se touche le nez ou la bouche ou si l’on touche des surfaces potentiellement contaminées);* éviter un contact rapproché avec des personnes qui pourraient être malades;* réduire, dans la mesure du possible, le temps passé dans des endroits bondés;* bien aérer l’endroit où l’on vit en ouvrant les fenêtres;* avoir une bonne hygiène de vie, à savoir dormir suffisamment, s’alimenter correctement et conserver une activité physique.Qu’en est-il du port du masque' Que recommande l’OMS'Si vous n’êtes pas malade, il n’est pas nécessaire de porter un masque.Si vous vous occupez d’une personne malade, vous pouvez porter un masque lorsque vous êtes auprès d’elle, le jeter immédiatement après et vous nettoyer soigneusement les mains ensuite.Si vous êtes malade et que vous devez partir en voyage ou être au milieu d’autres gens, portez un masque couvrant le nez et la bouche.Il est indispensable en toute situation d’utiliser correctement les masques. Leur mésusage peut en réalité augmenter les risques de propagation de l’infection.Comment savoir si j’ai la grippe A(H1N1)'Il est impossible de faire la différence entre la grippe saisonnière et la grippe A(H1N1) sans aide médicale. Les symptômes typiques à rechercher sont les mêmes que pour les virus saisonniers : fièvre, toux, céphalées, douleurs musculaires et articulaires, maux de gorge et écoulement nasal. Seuls votre médecin et les autorités de santé locales peuvent confirmer un cas de grippe A(H1N1).Que faire si je pense avoir contracté la grippe A(H1N1)'Si vous ne vous sentez pas bien, présentez une forte fièvre, de la toux et/ou un mal de gorge:* Restez chez vous et évitez de vous rendre sur votre lieu de travail, votre école ou à des rassemblements.* Reposez-vous et absorbez des liquides en abondance.* Couvrez-vous le nez et la bouche de mouchoirs en papier lorsque vous toussez et que vous éternuez et éliminez-les ensuite correctement. Lavez-vous ensuite les mains soigneusement avec du savon ou une solution hydroalcoolique* Si vous n'avez pas de mouchoirs en papier pour vous moucher ou pour tousser, faites-le dans le creux de votre coude.* Lavez-vous les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement, surtout après avoir toussé ou éternué.* Informez votre famille et vos amis de votre maladie et recherchez de l’aide pour les tâches ménagères qui supposent des contacts avec d’autres gens, par exemple les courses.Dois-je prendre un antiviral dès maintenant pour le cas où j'attraperais le nouveau virus'Non. Vous ne devez prendre un antiviral, tel que l'oseltamivir ou le zanamivir, que si votre médecin vous le prescrit. Personne ne devrait acheter de médicaments pour prévenir ou combattre la nouvelle grippe sans ordonnance. La plus grande prudence est recommandée lors de l'achat de médicaments sur internet.Que faire en cas d'allaitement' Dois-je cesser d'allaiter si je suis malade'Non, sauf si votre praticien vous le recommande. Les études menées sur d'autres infections grippales montrent que l'allaitement joue plutôt un rôle protecteur pour l'enfant: il transmet des anticorps maternels utiles et réduit le risque de maladie respiratoire. Le lait maternel constitue d'une manière générale le meilleur aliment pour l'enfant et augmente ses défenses immunitaires.Quand faut-il consulter un médecin'Il faut consulter un médecin en cas de difficultés respiratoires ou si la fièvre persiste plus de trois jours. Les parents doivent consulter un médecin si leur enfant respire rapidement ou difficilement, s’il a de fièvre de façon constante ou s’il a des convulsions.Dans la plupart des cas, il suffit que le malade reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique pour soulager les douleurs (chez l’enfant et le jeune adulte, il faut utiliser un antalgique sans aspirine en raison du risque de syndrome de Reye.)Dois-je me rendre au travail si j’ai la grippe mais que je me sens bien'Non. Que vous ayez la grippe A(H1N1) ou la grippe saisonnière, vous devez rester chez vous et ne pas vous rendre au travail pendant toute la durée des symptômes. C’est une précaution qui permet de protéger vos collègues de travail et les autres.Puis-je voyager'Si vous ne vous sentez pas bien ou que vous avez des symptômes de grippe, vous ne devez pas voyager. Si vous avez des doutes concernant votre santé, vous devez vérifier la chose avec votre prestataire de soins de santé.Khalid TsouliFesPub.netOMS

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