La préservation de la diversité des personnes et des cultures
Dans la foulée des consécrations des personnalités marocaines de valeur, la Fondation Esprit de Fès, en partenariat avec le Centre
Dans la foulée des consécrations des personnalités marocaines de valeur, la Fondation Esprit de Fès, en partenariat avec le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales, a déjà rendu hommage à Abdelhadi Tazi, Abbas Jirari et Mohamed Kabbaj, et ce en marge des Forums de Fès sur l'alliance des civilisations et la diversité culturelle (2008-2009) et sur l'Union pour la Méditerranée en 2009. Une initiative qui fut instaurée afin d'évoquer le parcours et les réalisations des plus brillantes personnalités de l'élite culturelle, économique, politique et intellectuelle du Maroc. Cette année, le choix s'est porté sur Othman Benjelloun. Un choix justifié à plus d'un titre pour un homme qui a servi son pays avec persévérance, ténacité et rigueur et une personnalité qui fait partie des gens ayant bâti le pays. Un homme de conviction et de cœur, dont le Maroc doit s'enorgueillir. D'aucuns croient que rendre hommage à Othman Benjelloun, c'est évoquer son parcours professionnel éloquent et combien fertile en tant que président- directeur général de la BMCE Bank. C'est vrai qu'il s'agit bien de toutes ses réalisations dans le secteur banquier. Mais il est question, aussi, de rendre hommage à l'un des rares «entrepreneurs culturels», à l'un des grands «concepteurs» du développement durable à travers l'éducation, la culture et la protection de l'environnement. En effet, en dehors de sa place privilégiée dans le secteur de la finance, Othman Benjelloun a pris l'engagement, en compagnie de son épouse, de construire mille et une écoles dans le monde rural. Un challenge a été relevé en 1995. Celui d'une noble cause : celle d'éduquer les enfants de notre pays, c'est-à-dire investir dans le capital humain. D'où la grandeur de cet homme et de ses oeuvres. Donc, reconnaître les réalisations des grands hommes est l'un des objectifs de ces hommages, après celui de les faire découvrir aux futures générations. Car Othman Benjelloun constitue un modèle et une référence à citer... Il n'est, donc, pas étonnant de constater, lors de la cérémonie d'hommage, du 4 juin, la présence de personnalités non marocaines dont des ministres qui vont porter leurs témoignages pour les actions du couple Othman-Leila comme une référence dans le monde entier. C'est avec des sentiments mêlant estime, amitié et reconnaissance que ces cérémonies d'hommages se déroulent dans un endroit aussi symbolique qu'est le musée Batha.Toutefois, entre la clôture du Forum annuel de Fès sur l'UPM (dont la thématique porte cette année sur l'éducation et la culture), l'ouverture du Festival de Fès des musiques sacrées du monde et la cérémonie d'hommage de Othman Benjelloun, le 4 juin prochain, «vient s'installer l'esprit de paix, de solidarité, de l'avenir, car seul cet esprit tisse des liens de rapprochement, de compréhension, de respect qui unissent des femmes et des hommes dans des valeurs spirituelles communes pour le triomphe d'une humanité généreuse, moins solitaire, moins souffrante, plus noble, mieux sentie, mieux soudée. C'est une formidable aventure humaine à laquelle nous sommes tous conviés pour cette cérémonie d'hommage, sachant que l'universalité de l'Homme s'incarne dans le particulier. Que les territoires de l'Homme ne sont pas seulement physiques ou géographiques. Que c'est sur ces territoires que se jouent la paix et le destin des nations, que se gagne la tolérance», renchérit le directeur général de la Fondation Esprit de Fès.Et comme pour les précédentes éditions, un ouvrage reprendra l'ensemble des témoignages rendus à Othman Benjelloun. Une entreprise qui a remporté beaucoup de succès dans les années passées, puisque les initiateurs de ce projet étaient contraints d'assurer plusieurs éditions.Mohamed Kabbaj, le consacré de l'année précédente
Après les vibrants hommages rendus à Abdelhadi Tazi et Abbas Jirari par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales, en collaboration avec la Fondation Esprit de Fès et d'autres partenaires, ce fut au tour de Mohamed Kabbaj de recevoir, en 2009, les honneurs de plusieurs personnalités marocaines et étrangères présentes lors de la cérémonie organisée pour la circonstance. M. Kabbaj estima que ce que ‘'nous accomplissons au service de notre pays est dans la pure logique des choses'. «Chaque Marocain doit donner le meilleur de lui-même pour servir sa nation. Mais à voir de près, je m'étais rendu compte que ces cérémonies d'hommages ne touchent pas une personne déterminée, mais toute une génération qui s'est consacrée au service du Maroc avec une grande persévérance et une grande ténacité profondément liées à ses convictions et à ses valeurs», ajoute M. Kabbaj qui, avec l'initiation du Festival des musiques sacrées et la Fondation Esprit de Fès, continue son œuvre qui part de sa volonté d'instaurer le dialogue et le respect mutuel entre les civilisations ainsi que la préservation de la diversité des personnes et des cultures.Source: Le Matin



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