Fès : L'Institut du cuir et du textile à l'abandon
Fès : L'Institut du cuir et du textile à l'abandon
Fès : L'Institut du cuir et du textile à l'abandonD'autres peuvent encore être utilisés», indique Abdelkader Hajjoubi, président de la section chaussure à l'AICF. Et d'ajouter que tous les opérateurs du textile et cuir gardent en mémoire un bon souvenir de cette plateforme qui a formé des centaines de personnes. Lesquelles dirigent, actuellement, de grandes sociétés du textile et du cuir. Mais personne ne sait pourquoi cet établissement a été délaissé.
Pour Hajjoubi, la réouverture de la section chaussure, qui n'a pas été trop endommagée, pourrait participer à l'amélioration de la compétitivité et du savoir-faire des stagiaires, artisans et opérateurs du secteur. Même conviction chez les responsables de l'Office de la formation, de la promotion professionnelle et du travail (OFPPT) et les autorités locales. Celles-ci ont d'ailleurs approuvé la création du «District du cuir» à Aïn-Cheggag pour près de 5 millions de DH sur 50 ha. A noter que le futur district du cuir représente un investissement de plus de 656 millions de DH, dont 52 millions pour la viabilisation et une station de traitement des eaux usées. 603 millions sont prévus pour la construction des unités industrielles et leurs équipements ainsi que les services publics. Ce projet érigera la région en pôle industriel dans le secteur du cuir. Et c'est ce concept qui est développé par les industriels italiens.
Ajoutons à cela qu'une importante délégation du secteur du cuir de Fès s'est rendue dernièrement en Italie, et plus précisément à Bologne, pour l'une des plus grandes foires de la machineries du cuir au monde, Simac & Tanningtech. «Organisée cette année sur le thème 'Un pont en cuir avec l'Afrique', cette foire a été l'occasion de tisser de nouveaux partenariats avec des entreprises italiennes», raconte Hajjoubi. Ce dernier a invité les investisseurs italiens à participer au développement de ce secteur à Fès. Laquelle compte plus de 1.500 petites unités de fabrication de chaussures, plus de 50 tanneries et une quarantaine de sociétés de fabrication de semelles pour chaussures. Les Italiens ont, pour leur part, promis d'emprunter le pont de l'Afrique» et de venir à Fès, étant donné qu'elle est la porte de l'Afrique. Une option sur la réouverture de l'INCT aurait déjà été prise.
Source : L'Economiste



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