El Jadida-Safi reliées par autoroute en 2015
Montant de l’investissement: 4,2 milliards de DH Les travaux démarreront dans une annéeUn vrai accélérateur de la croissance régio
Montant de l’investissement: 4,2 milliards de DH Les travaux démarreront dans une annéeUn vrai accélérateur de la croissance régionaleIls redoutent un durcissement des l'gislations ' leur encontre Lois co'teuses, r'gles protectionnistes et nationalisme croissant--> < class="st_technorati">> L’autoroute qui reliera El Jadida à Safi dans quatre ans apparaît comme un véritable bol d’air est prévu pour la région par le désenclavement de la ville de Safi! Les études ont déjà été lancées et le démarrage des travaux prévu début 2012. Le montant de l’investissement de ce chantier est estimé à 4,2 milliards de DH (hors taxes). Il s’inscrit dans le cadre du second schéma autoroutier national. «L’autoroute sera le prolongement naturel de la partie littorale de l’axe Nord-Sud qui dessert depuis 2006 la province d’El Jadida directement à partir de Casablanca», souligne le ministère de l’Equipement et du transport. Au sein de ce réseau, cet axe autoroutier sera un maillon important, car il va permettre de relier la région de Doukkala-Abda aux régions limitrophes via une infrastructure autoroutière moderne. Pour l’économie régionale, cette infrastructure sera un accélérateur de la dynamique que connaissent Safi et d’El Jadida en améliorant l’attractivité de ces deux villes.
L’achèvement des travaux est prévu fin 2014. La nouvelle autoroute, qui sera mise en service en 2015, sera longue d’un peu plus de 141 kms. Dans sa partie initiale, le projet s’inscrira autour de la ville d’El Jadida, zone plus densément bâtie, et se poursuivra jusqu’à proximité du site de Jorf Lasfar. Ensuite, l’autoroute bifurquera vers l’est pour desservir la localité de Sidi Smaïl (et Sidi Bennour) et se rapprochera de nouveau de la côte pour desservir Oualidia, site d’intérêt touristique.
Enfin, elle rejoindra Safi en suivant un tracé plus direct, parallèle à la côte. «Sur ce dernier tronçon, les zones sont moins densément bâties et ne présentent que peu d’activité agricole hormis Sidi Smaïl», précise le ministère. Au total, l’autoroute comprendra donc une première bifurcation (Casablanca-El Jadida) et cinq échangeurs: El Jadida Sud, Jorf Lasfar, Sidi Smaïl, Oualidia et Safi Nord. Elle sera également équipée d’une barrière pleine voie à l’extrémité, avec raccordement à la voirie locale, de deux aires de service et de 52 ouvrages de rétablissements.
Concernant le système d’exploitation, l’autoroute fera partie du réseau autoroutier à péage. Plus précisément, la formule retenue est un système fermé, identique à celui de l’autoroute Casablanca-El Jadida. Dans ce système fermé, les installations de péage consistent en la mise en place d’une barrière de péage pleine voie à la fin de l’autoroute et des gares de péages au niveau de chaque échangeur.
Du côté du trafic, le projet ambitionne de drainer en 2015 une moyenne quotidienne de 3.860 véhicules sur le premier tronçon (El Jadida-Sidi Smaïl), de 3.550 sur le second (Sidi Smaïl-S. Bennour), de 2.170 sur la section S. Bennou-J Shaim et de 1.950 entre J Shaim et Safi. En 2025, ces chiffres devront être revus à la hausse avec un trafic moyen journalier annuel de 5.530; 5.000; 3.020 et 2.710 véhicules.
Autres axes stratégiques
LE chantier de la nouvelle autoroute sera un acquis incontestable pour la région. «Elle constitue l’un des espoirs les plus importants des populations de Safi et El Jadida pour que ces deux villes puissent être connectées aux grandes métropoles du Royaume», indique le directeur de la Chambre du commerce et de l’industrie et des services (CCIS) de Safi, Mohamed Azouaou. Mais les espoirs ne s’arrêtent pas là…les attentes de la population vont aussi vers d’autres chantiers. Celui du projet de la rocade d’abord, qui doit contourner les installations de l’OCP (Office chérifien des phosphates) et rejoindre Souiria Kdima. Autre chantier attendu, celui de l’élargissement de la route Safi-Marrakech. «La route actuelle constitue actuellement un grave handicap pour le trafic et comprend plusieurs points noirs, qui ont déjà causé des accidents mortels», ajoute le directeur de la chambre de Commerce. Enfin, la restauration et l’élargissement de la route côtière El Jadida-Safi-Essaouira est cité comme «un axe routier important à restaurer pour le développement du tourisme balnéaire dans la région».
Marie-Noëlle RASSON



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