Doukkala-Abda: Toute une économie en marche
La région est aujourd’hui l’une des plus attractives du RoyaumeL’autoroute El Jadida-Safi sera mise en service en 2015Ils redouten
La région est aujourd’hui l’une des plus attractives du RoyaumeL’autoroute El Jadida-Safi sera mise en service en 2015Ils redoutent un durcissement des l'gislations ' leur encontre Lois co'teuses, r'gles protectionnistes et nationalisme croissant--> < class="st_technorati">> Doukkala-Abda est en pleine expansion. Cette région à vocation avant tout agricole, est en train de vivre une véritable émergence industrielle (en attendant la déclinaison locale du plan du même nom). Ses forces vives économiques prennent également conscience de ses atouts touristiques. Bien que Safi soit le chef-lieu des Doukkala, l’on peut considérer aujourd’hui que c’est principalement El Jadida qui est la locomotive de cette croissance. Bénéficiant largement de sa proximité avec Casablanca, la «ville nouvelle» a de nombreux atouts pour attirer les investisseurs. Bien desservie grâce à l’aéroport Mohammed V et à l’autoroute qui la relie à Casablanca, elle séduit aussi les investisseurs grâce au parc de Jorf Lasfar qui offre une infrastructure de qualité.
Par ailleurs, l’implantation de la station Mazagan a permis d’accélérer l’activité touristique dans cette région, trop souvent considérée à tort comme un pôle prioritairement agricole et industriel. Sans atteindre encore les chiffres de ses concurrentes dans la Méditerranée, la station balnéaire est la preuve que la région bénéficie d’un littoral exceptionnel qu’il fallait juste valoriser. Et derrière, un investisseur -le groupe Keizner- est en train de jouer le lièvre pour toute la destination.
Mais si Doukkala-Abda veut confirmer cette nouvelle ambition touristique, il reste encore beaucoup à faire! Le défi actuel consiste principalement en une mise à niveau urgente des infrastructures et une requalification urbaine et environnementale. Les touristes qui veulent visiter El Jadida doivent encore composer avec un tas de désagréments et une offre étroite de loisirs et d’animation. Il s’agit de faire plus d’efforts dans ce sens, même si les chantiers de réhabilitation de la médina d’El Jadida et de celle d’Azemmour ont été lancés et que les choses commencent donc à bouger. Au niveau du potentiel de la région, le CRT se mobilise pour le valoriser. Il reste néanmoins beaucoup de travail au niveau des infrastructures: mise à niveau des routes d’accès, formation des guides, construction de blocs sanitaires…
Safi est également en train de vivre un processus de renouveau. Autrefois mondialement connue pour son industrie de la pêche, la ville a ensuite fait face à un déclin de ce qui tient de sa principale activité. Elle est ainsi tombée dans une profonde léthargie, se maintenant tant bien que mal grâce à aux quelques usines restantes et à son industrie chimique. Mais aujourd’hui, incontestablement, la ville renaît. Et là où c’est particulièrement intéressant, c’est que le processus est endogène. En effet, trop souvent oubliée des grands chantiers nationaux, c’est par elle-même qu’elle a trouvé un nouveau souffle. Aujourd’hui, l’industrie se maintient et se diversifie, une étude est achevée pour reconvertir l’ancien quartier industriel, qui témoigne encore de ce lourd passé.
De plus, les autorités se mobilisent pour ouvrir de nouvelles zones industrielles. Preuve de ce mouvement interne de renaissance, l’on voit l’émergence d’une classe moyenne à Safi. En effet, les concessionnaires auto sont de plus en plus nombreux à s’installer dans la ville et les chantiers immobiliers vont bon train.
Mais les autorités locales et régionales sont conscientes qu’elles ont besoin d’un coup de pouce du pouvoir central pour confirmer cet élan. Ainsi, le chantier de la nouvelle autoroute El Jadida-Safi, dont les travaux démarreront début 2012, sera un véritable bol d’air pour désenclaver la région. L’autre chantier qui doit absolument -et urgemment- se concrétiser est celui de la délocalisation du port minéralier de Safi et sa reconversion en un port de pêche et de plaisance. Ce n’est qu’en transférant cette activité en dehors de la ville que son potentiel touristique pourra émerger. Avec son artisanat, sa plage et son côté vert et fleuri, Safi est en effet une ville capable de mobiliser l’attention des visiteurs. Autre enjeu de la délocalisation du port, celui de l’environnement.
De par son passé industriel, Safi est aujourd’hui une ville qui souffre de multiples sources de pollution. Ce qui incommode encore trop ses habitants. Mais là aussi des efforts sont engagés, avec le lancement du projet d’une nouvelle décharge contrôlée et du nouveau schéma d’assainissement liquide de la ville. Reste à espérer que l’installation de la nouvelle station thermique, à quelques kilomètres de Safi, sera suffisamment bien contrôlée pour ne pas casser les efforts fournis en matière de tourisme et de lutte contre la pollution.
Marie-Noëlle RASSON



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