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Benjamin a-t-il été victime d'un crime islamiste au Maroc ' - Justice -

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C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. L'histoire d'un père contre la justice d'un Etat. L'un, Eric Vanseveren, employé de banque à Montauban, veut que l'assassinat de son fils Benjamin - dans la médina de Fès, au Maroc, le 17 février 2005 -soit reconnu comme un crime d'inspiration islamiste; l'autre, la justice marocaine, assure que l'accusé n'est qu'un déséquilibré en proie à la drogue et fait obstruction à toute autre thèse. Le bras de fer aboutit à la condamnation du menuisier de 29 ans qui s'était jeté sur le fils et sur sa mère au cri de "Allah akbar" (Dieu est le plus grand). Reconnu sain d'esprit, convaincu de préméditation, l'homme est condamné à la prison à perpétuité. Pour Eric Vanseveren, ce verdict équivaut à une demi-défaite. L'assassin accomplira sa peine, certes, mais le mobile de son geste n'a pas été reconnu.

C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. L'histoire d'un père contre la justice d'un Etat. L'un, Eric Vanseveren, employé de banque à Montauban, veut que l'assassinat de son fils Benjamin - dans la médina de Fès, au Maroc, le 17 février 2005 -soit reconnu comme un crime d'inspiration islamiste; l'autre, la justice marocaine, assure que l'accusé n'est qu'un déséquilibré en proie à la drogue et fait obstruction à toute autre thèse. Le bras de fer aboutit à la condamnation du menuisier de 29 ans qui s'était jeté sur le fils et sur sa mère au cri de "Allah akbar" (Dieu est le plus grand). Reconnu sain d'esprit, convaincu de préméditation, l'homme est condamné à la prison à perpétuité. Pour Eric Vanseveren, ce verdict équivaut à une demi-défaite. L'assassin accomplira sa peine, certes, mais le mobile de son geste n'a pas été reconnu. "Les intérêts économiques et politiques l'ont emporté sur la vérité"Quoi qu'il en soit, une page est tournée. Lui et les siens vont pouvoir commencer à reconstruire leur vie. Dans son bureau, l'homme explique avec amertume et dans un sourire triste que "les intérêts économiques et politiques liant la France et le Maroc l'ont emporté sur la vérité".Mais il met aussi en lumière les soutiens dont il a bénéficié de la part de personnes qui ont fait plus que leur travail: le consul de France à Fès, qui l'a accueilli et soutenu durant toute la durée de son calvaire et de ses huit voyages; le juge d'instruction de Fès, "un homme intègre, empêché par des ordres supérieurs"; son avocat, Me Jean-Lou Lévi, qui n'a rien ménagé, allant jusqu'à prononcer sa plaidoirie en arabe; Me Majda Loukili, la jeune avocate marocaine qui a pris des initiatives cruciales pour que la partie civile soit entendue alors que tout était fait pour l'exclure; La Dépêche du Midi, en la personne du journaliste Fabrice Vironneau, qui a accompagné Eric Vanseveren jusqu'au Maroc. Et tous ceux, employeur, famille et amis, qui ont, par leurs encouragements, y compris financiers, permis qu'un père demande et obtienne la plus grande part de justice pour son fils. Et le pot de terre ne s'est pas brisé.LExpress.fr

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