Festival de Fès de l'art du Malhoun
La 7e édition du Festival de Fès de l'art du Malhoun a pris fin, samedi en nocturne, avec deux prestations de qualité interprétées
La 7e édition du Festival de Fès de l'art du Malhoun a pris fin, samedi en nocturne, avec deux prestations de qualité interprétées par les célèbres orchestres représentant les cités idrisside et ocre.Dirigés par les grands maîtres Mohamed Soussi et Mohamed Hadri (Fès), ainsi que Mohamed Amenzi (Marrakech), les deux orchestres ont réussi à offrir au public des florilèges des plus beaux chants du Malhoun.Longuement applaudis, les maîtres de ces orchestres ont eu de la peine à clore leur spectacle puisque à plusieurs reprises ils ont dû céder aux sollicitations insistantes du public pour une ultime "Kassida" du malhoun.Selon les organisateurs, ce Festival s'inscrit dans le cadre des efforts de préserver cet art sublime, qui doit s'inscrire dans la tradition, et ce afin qu'il soit une mémoire du passé, une culture du présent et une richesse pour le futur.Cette 7e édition de trois jours (7-9 mai), a drainé des milliers de mélomanes, qui ont été gratifiés par des spectacles inouïs puisant leur originalité dans le patrimoine musical de l'art du Malhoun. Les autres formes artistiques et culturelles n'étant pas en reste, le festival a offert une panoplie d'activités dont des projections de films et des tables rondes sur le Malhoun.La séance d'ouverture de ce rendez-vous artistique initié par la commune urbaine de Fès a été marquée par un vibrant hommage rendu aux artistes Bouzoubaâ pour leur rôle dans la préservation de cet art ancestral authentiquement marocain, depuis le grand père Majd, qui a vécu au début du 20e siècle, passant par M'Hamed (milieu du 20e siècle) avant d'arriver à El Haj Mohamed qui s'est illustré depuis les années 1960 aussi bien dans le Malhoun que dans le Dikr Aissaoui et la musique populaire marocaine.Ce festival, qui commence à acquérir ses lettres de noblesse, a été marquée, lors de la précédente édition, par la présentation notamment d'une 'uvre académique de Abbas Al Jirari, intitulée "Le projet scientifique de l'Académie du Royaume du Maroc dans le domaine de l'art du Malhoun", rappelle-t-on.MAPSource: MAP



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