Fès/médina : 1 milliard de DH de plus pour la restauration
La médina de Fès retrouve son lustre d’antan. Un vaste programme de réhabilitation est, en effet, en cours. De nombreux partenaires sont impliqués dans ce projet, notamment l’Agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès (Ader-Fès) qui vient de consentir une enveloppe de 1,8 milliard de DH. «Cette enveloppe servira à la restauration de l’habitat menaçant ruine, la réhabilitation des infrastructures et des équipements, l’amélioration du paysage urbain touristique et la refonte de l’artisanat et le renforcement de ses capacités», indique Fouad Serrhini, directeur de l’Ader. Et d’ajouter que toutes ces actions seront achevées en 2013.
Le secteur de l’artisanat rafle le gros lot. Un budget de plus de 1,6 milliard de DH lui est destiné. Le Millennium Challenge Corporation (MCC) y participe à hauteur de 60%. Le reste émane du ministère de l’Artisanat, la Commune urbaine, et la préfecture de Fès. Ces partenaires s’associent pour la réhabilitation des Fondouks (Chemmaine, Sbitriyine, Staouniyine, Berka), le réaménagement de la place Lalla Yeddouna et le complexe Makina.
Parmi les priorités figurent également la promotion des produits de l’artisanat, la restauration de la tannerie Chouara, la réhabilitation de six autres fondouks (Haffarine, Abdelmajid, Sidi Bouayad, Andalou, Draz Jiaf, Draz Derb Bensalem), et le projet de la maison du citoyen.
Par ailleurs, l’Ader mènera d’autres actions afin d’améliorer l’attractivité touristique du tissu historique. Il s’agit notamment des opérations visant le renforcement des circuits touristiques en médina, la réhabilitation des quartiers Ain Azletin, l’aménagement des jardins Jnane Sbil, Oued Zhoun et Bab Jdid, et le réaménagement du cimetière Lgbab. Le montant destiné à ces chantiers est estimé à près de 80 millions de DH. Le premier projet qui sera lancé incessamment est celui de l’aménagement de Oued El Jawahir. D’un investissement de près de 30 millions de DH, ce projet est financé par la préfecture de Fès. Il se veut une opportunité pour restituer à la médina l’une de ses principales caractéristiques liée à l’eau. Ainsi, sur plus d’un kilomètre, un oued artificiel sera édifié avec des jets d’eau, des espaces verts et un éclairage public adéquat.
S’agissant de la réhabilitation des maisons menaçant ruine, un budget de près de 135 millions de DH est consacré à ce chantier dont la fin des travaux est prévue pour 2011. Rappelons que la valeur des chantiers réalisés depuis les années 1990 avoisine les 700 millions de DH.
En 2004, quelque 2.000 maisons ont subi une opération de consolidation. Provisoire, celle-ci a montré ses limites. Pourtant, cette opération a été très coûteuse. D’après les études de l’Ader, «les travaux sont estimés à près de 150.000 DH pour chaque bâtisse délabrée». Normalement, ce montant devait être pris en charge par la commune urbaine de Fès, ses partenaires, et les bénéficiaires. Les habitants ont toujours refusé le principe de réhabilitation, préférant être relogés. L’autre problème qui se pose avec acuité est celui de la propriété et du foncier en médina. Un patrimoine qui appartient en grande partie aux Habous.
A signaler que près de 850 ménages habitant des constructions menaçant ruine et jugées irrécupérables ont été relogés durant la période 2004-2008. Près de 1.500 familles bénéficieront, entre 2008-2012, d’une opération similaire grâce à l’association Moulay Idriss (cf. www.leconomiste.com). Et bientôt une fondation sera constituée par de hauts responsables. Lesquels envisagent de créer un fonds pour le confortement de tous les bâtiments menaçant ruine. Ce fonds sera alimenté par les participations de tous les partenaires du projet de réhabilitation en plus des mécènes. Outre la création de cette caisse, la Ville entend enfin poursuivre l’aménagement de la place Boujloud en procédant à son extension. Le dossier d’expropriation est en cours d’instruction.
Le secteur de l’artisanat rafle le gros lot. Un budget de plus de 1,6 milliard de DH lui est destiné. Le Millennium Challenge Corporation (MCC) y participe à hauteur de 60%. Le reste émane du ministère de l’Artisanat, la Commune urbaine, et la préfecture de Fès. Ces partenaires s’associent pour la réhabilitation des Fondouks (Chemmaine, Sbitriyine, Staouniyine, Berka), le réaménagement de la place Lalla Yeddouna et le complexe Makina.
Parmi les priorités figurent également la promotion des produits de l’artisanat, la restauration de la tannerie Chouara, la réhabilitation de six autres fondouks (Haffarine, Abdelmajid, Sidi Bouayad, Andalou, Draz Jiaf, Draz Derb Bensalem), et le projet de la maison du citoyen.
Par ailleurs, l’Ader mènera d’autres actions afin d’améliorer l’attractivité touristique du tissu historique. Il s’agit notamment des opérations visant le renforcement des circuits touristiques en médina, la réhabilitation des quartiers Ain Azletin, l’aménagement des jardins Jnane Sbil, Oued Zhoun et Bab Jdid, et le réaménagement du cimetière Lgbab. Le montant destiné à ces chantiers est estimé à près de 80 millions de DH. Le premier projet qui sera lancé incessamment est celui de l’aménagement de Oued El Jawahir. D’un investissement de près de 30 millions de DH, ce projet est financé par la préfecture de Fès. Il se veut une opportunité pour restituer à la médina l’une de ses principales caractéristiques liée à l’eau. Ainsi, sur plus d’un kilomètre, un oued artificiel sera édifié avec des jets d’eau, des espaces verts et un éclairage public adéquat.
S’agissant de la réhabilitation des maisons menaçant ruine, un budget de près de 135 millions de DH est consacré à ce chantier dont la fin des travaux est prévue pour 2011. Rappelons que la valeur des chantiers réalisés depuis les années 1990 avoisine les 700 millions de DH.
En 2004, quelque 2.000 maisons ont subi une opération de consolidation. Provisoire, celle-ci a montré ses limites. Pourtant, cette opération a été très coûteuse. D’après les études de l’Ader, «les travaux sont estimés à près de 150.000 DH pour chaque bâtisse délabrée». Normalement, ce montant devait être pris en charge par la commune urbaine de Fès, ses partenaires, et les bénéficiaires. Les habitants ont toujours refusé le principe de réhabilitation, préférant être relogés. L’autre problème qui se pose avec acuité est celui de la propriété et du foncier en médina. Un patrimoine qui appartient en grande partie aux Habous.
A signaler que près de 850 ménages habitant des constructions menaçant ruine et jugées irrécupérables ont été relogés durant la période 2004-2008. Près de 1.500 familles bénéficieront, entre 2008-2012, d’une opération similaire grâce à l’association Moulay Idriss (cf. www.leconomiste.com). Et bientôt une fondation sera constituée par de hauts responsables. Lesquels envisagent de créer un fonds pour le confortement de tous les bâtiments menaçant ruine. Ce fonds sera alimenté par les participations de tous les partenaires du projet de réhabilitation en plus des mécènes. Outre la création de cette caisse, la Ville entend enfin poursuivre l’aménagement de la place Boujloud en procédant à son extension. Le dossier d’expropriation est en cours d’instruction.
Youness SAAD ALAMI / L'ECONOMISTE
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